L’objectif du projet porté par l’association Fraternité Médicale Guinée (FMG) est de contribuer en 2008, à la prise en charge globale de 150 personnes vivant avec le VIH à Conakry et d’assurer le dépistage volontaire de 300 personnes à Timbi Madina dans le district de Pita.
A Conakry, FMG doit faire face à une augmentation sans cesse croissante de sa file active et rendre accessibles les traitements médicaux aux malades incapables de se déplacer en effectuant des soins à domicile. FMG anime également des groupes de soutien psychosocial, contribue à améliorer le suivi des traitements et constitue un stock de médicaments pour lutter contre les infections opportunistes (tuberculose…) et les infections sexuellement transmissibles.
A Timbi-Madina, le projet est mis en œuvre avec l’Union des Groupements de Timbi-Madina (via la mutuelle et le centre médical associatif appuyés par Nantes-Guinée) et le centre de santé public. Il consiste à former du personnel de santé et des personnes relais, à développer le dépistage et à mettre en route les traitements et leurs suivis.
Ce projet, soutenu par Nantes-Guinée et la Région des Pays de la Loire, bénéficie d’un financement de 7 500 € du Fonds Solidarité Sida Afrique. C’est semble-t-il, en ce qui concerne le SIDA, la première démarche de ce type, au niveau de Timbi-Madina (une zone d’importants mouvements de population autour du marché hebdomadaire).
Ce projet original concerne population mutualiste et non mutualiste, centre de santé public et centre de santé associatif issu de la mutuelle. A ce titre, c’est un excellent exemple de partenariat entre associations et structures guinéennes mais aussi entre les acteurs du nord (Fonds Solidarité Sida, Région Pays de la Loire, Nantes-Guinée) et du sud (FMG).
En Guinée, la prévalence du SIDA est estimée à 1,5 % de la population (France 0,4 %). 46 % des Guinéens vivent sous le seuil de pauvreté et seul 1 % de la population a accès au dépistage. L’insuffisance des ressources, la pratique de la polygamie, le mauvais traitement réservé aux femmes et le taux très bas d’utilisation de préservatifs sont des facteurs expliquant l’extension de l’épidémie VIH.